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Quelques extraits de presse

Visite à l'artiste dans son appartement pulliéran:

"L'y rencontrer était une expérience peu banale. Cet artiste peintre nous recevait avec une exquise urbanité. Il semblait au premier abord se montrer assez timide, un peu effacé. L'aspect de son logis surprenait déjà. La disposition des lieux avait été réaménagée avec fantaisie. Au lieu d'y découvrir comme à l'ordinaire des chambres alignées le long d'un corridor ou groupées autour d'un hall central, on pénétrait dans une sorte de vaste jardin enchanté où des arbres étendaient leurs feuillages toujours verts, où une source cascadait joliment dans un bassin, où d'intrigantes statues avaient été dispersées, simulant ici un livre ouvert, là un violon réduit au silence accompagné de sa partition.

Les oeuvres qu'Alfred Dewiary se mettait à nous montrer participaient de la même sensibilité. (...). Un mystérieux souffle vital les traversait. Les genres et les espèces s'y confondaient plus d'une fois. Le cosmos devenait sous ses pinceaux comme un immense corps frémissant d'où pouvaient surgir soudain d'inattendues métamorphoses. Et l'homme y était modestement intégré, emporté dans ce tourbillon."

Le Régional, Samuel Dubuis, "Hommage [posthume] à Alfred Dewiary", 19 mars 2003


A propos de l'exposition de l'artiste à la Galerie Black and White à Lutry:

"Les tableaux d'Alfred Dewiary se reconnaissent au premier coup d'oeil. Pourquoi? Sans doute parce que ce peintre pulliéran entretient avec les forces du cosmos un rapport original. Regardez ses paysages. (...). Ses arbres ne demeurent jamais immobiles: ils étendent, secouent, tordent leurs branches. Des nuées s'amassent ou se déchirent tout à tour dans ses toiles pour obscurcir en la cachant, ou découvrir soudain, la clarté de la lune ou du soleil. (...). L'âme romantique d'Alfred Dewiary nous invite à nous fondre dans la vie d'un univers d'autant plus inattendu qu'il est perçu comme un immense corps traversé d'incessantes métamorphoses."

Le Régional, Samuel Dubuis, "Le romantisme d'Alfred Dewiary", 11 décembre 1998


Sur l'exposition à la Galerie de la Cathédrale de Fribourg:

"Qu'il [Dewiary] peigne l'envol d'une âme ou la force impérieuse et superbe d'une Walkyrie, le bouillonnement des haines et des amours éclabousse chaque toile d'une trouée de clarté. S'il tresse une guirlande autour d'un Offenbach ou d'un Verdi, s'il réveille les ombres et les lumières de la scène lyrique, il n'illustre pas ses rapports avec la musique, la fantaisie et les sentiments. L'admiration témoignée au génie, il en revêt ses tableaux d'une solennité qui en rehausse l'intention. Sa nature ardente s'élève contre le destin inerte."

Carton de vernissage, Etienne Chatton, Fondateur du Centre international de l'art fantastique, "Alfred Dewiary, peintre de l'imaginaire", 2 novembre 2003


Au sujet du faux triptyque de la Tétralogie de Wagner (puisque, si l'oeuvre picturale comprend bien trois volets qui s'ouvrent, la partie centrale est consacrée à deux des opéras du cycle):

"Tout est parti un jour de trois têtes de femmes, apparues sur une toile presque à l'insu du peintre. [Elles devinrent] les "Filles du Rhin". Ces silhouettes pétrifiées, ou ces roches à forme de tête humaine, sont au coeur de la problématique du chef d'œuvre wagnérien. Elles [occupent] le centre de cet étonnant triptyque au quadruple sujet. Elles en restent pratiquement les uniques apparitions humaines. Car des chevaux, tout de volutes et de nerfs, tiennent ici la vedette, comme ailleurs dans d'autres toiles d'Alfred Dewiary. (...). Du volet de L'Or du Rhin à celui du Crépuscule des dieux, deux boules incandescentes semblent se répondre. Car, dans ce parcours un peu initiatique où les rêves s'alchimisent au creux de sombres paysages, une lumière solaire tente de purifier les faux exploits des hommes et des demi-dieux."

Radio TV Je vois tout, Claude Depoisier, Wagner visité par un peintre. Triptyque pour une Tétralogie", 5 avril 1986


Concernant l'exposition à la Body Clinic, à Marseille:

"Alfred Dewiary est l'un des peintres qui réalisent le plus parfaitement l'amalgame des pulsions tumultueuses de l'être, de la matière et de la couleur. L'aisance absolue qui est la sienne dans le maniement de la brosse (...) lui permet de laisser galoper son imagination dans l'infini du ciel et de la terre. Alors se mêlent et se superposent, dans des incandescences sulfureuses et des flamboiements de fin du monde, personnages mythiques, animaux furieux, arbres aux formes malignes. Les sujets choisis (aux titres suggestifs: Force créatrice, Guerre et paix, Moïse, Fureur de vivre, Arbre de vie ...) proposent de subtils enlacements de l'énigme et de la réalité et, surtout, offrent à l'artiste l'occasion de confronter le clair et l'obscur, le noir et le rouge, le froid monolithique et le brasier volcanique, fulgurances colorées où le maître helvétique donne toute sa mesure. Une oeuvre toute en puissance, irrationnelle, chargée de feu et de fureur, bruyante tel un éclatement cosmique; on peut rêver devant elle, ou même ne pas aimer, mais on n'en peut nier l'unité plastique et encore moins l'extraordinaire charge imaginative."

Côte des Arts (France), Luc-Elysée SERRAF, "Dewiary", 15 février 1986